Quand j’avais sept ans, j’habitais en Grèce avec mes parents, à Cephallerie, dans une petite maison en bois comme une famille ordinaire.

Quelques années plus tard, pendant une nuit, j’entendis des bruits de pièges à loups. J’allai regarder par la fenêtre et vis les ombres de deux personnes. Je retournai me coucher.
Le lendemain, j’allai dans la forêt pour cueillir des champignons pour mon remède qui permettait de soigner les animaux. Je trouvai des pièges partout, je les déclenchai pour que les animaux ne s’y trouvent pas coincés. J’aperçus alors une patte blanche dans un buisson de ronces. En m’approchant, je vis que c’était une Licorne.
Je n’en revenais pas. En voyant que la licorne était coincée dans un piège à loups, j’essayai d’écarter les ronces avec mes mains quand je découvris l’esprit de la forêt dont on parlait uniquement dans les légendes.
Voyant que j’aidais les animaux, il me conféra un pouvoir, celui de la nature, car je n’avais pas besoin de forcer plus. Le buisson s’ouvrit de lui-même. Je m’approchai pour ouvrir le piège à loups. Après l’avoir ouvert, je regardai la licorne et la caressai. D’un seul coup, je me suis dit que tout était possible. Avant de partir, je me retournai pour la regarder une dernière fois, mais elle avait déjà disparu.
Je ne revis pas la Licorne, mais pendant quelques temps, je continuai à utiliser les animaux et à utiliser mon pouvoir.

Un jour, l’hiver se rapprochant, je décidai d’aller cueillir des plantes pour mon remède qui tiendrait tout l’hiver. A chaque fois, je les faisais repousser pour ne pas abîmer la nature.
C’était un autre soir où, comme à mon habitude, je me baladais. Sur le chemin du retour, je vis, au loin, ma maison en feu. Je paniquai en suppliant les flammes de s’éteindre, mais elles grandissaient inlassablement.
Je posai un doigt sur mes lèvres en faisant signe aux animaux de ne pas s’affoler. Le feu commença à s’éteindre lentement. Je regardai partout autour de moi, n’en croyant pas mes yeux, et vis la Licorne derrière moi.
Je la remerciai et je compris alors que la Licorne m’avait octroyé un don : celui de pouvoir manipuler le feu.

Quand je pensais à la licorne que j’avais sauvée, cela me rendait heureuse. De temps en temps, elle venait me rendre visite. Mais au bout d’un certain temps, je ne la vis plus. J’étais inquiète, alors je décidai de partir à sa recherche.
Au bout d’un moment, j’arrivai dans un pays rempli d’écureuil. J’étais époustouflée. Les écureuils me virent et vinrent me demander si je voulais jouer avec eux. Je refusai, leur expliquant que j’étais à la recherche de quelqu’un. Mais ils insistèrent, et je finis par accepter. On jouait bien, quand soudain, ils sautèrent sur moi, m’attrapèrent et me jetèrent dans une prison. Je les suppliais de me libérer lorsque j’entendis une petite voix derrière moi. Je tournai la tête et aperçus un écureuil à deux queues. Je lui demandai ce qu’il faisait là, et il me dit que c’était un roi qui avait été trahi par son peuple, ces mêmes écureuils qui venaient de me capturer.
Pendant ce temps, la Licorne revint chez moi, mais je n’y étais pas. Elle partit à ma recherche, traversant même la Montagne des Griffons, le Volcan des Phœnix et la Plage des Sirènes, mais je n’y étais pas non plus.
Elle se dit alors que j’étais peut-être aux pays des Ratatoskr. Elle pensa aussi que je lui avais sauvé la vie et qu’elle devait me rendre la pareille. Elle prit son courage à deux pattes et poursuivit ses recherches. Arrivée au pays des Ratatoskr, les écureuils se dirent qu’ils avaient déjà vu la Licorne, et ils allèrent vers elle avec un air menaçant. La Licorne leur ordonna d’arrêter et de me sortir de prison. Elle conclut un marché et réussit à me faire libérer, à condition d’emmener le Ratatoskr avec nous.

Après cette mésaventure, nous repartîmes tous les trois sains et saufs, et c’est ainsi, après toutes ces histoires, que notre amitié vit le jour.
Plus tard, je croisai sur ma route d’autres personnes aux pouvoirs étranges, et nous décidâmes de nous entraider pour développer nos pouvoirs respectifs.
Mais de ce temps, les personnes comme nous, les sorciers, étaient brûlées vives.
Ainsi, en 478, pour nous protéger, je décidai d’unir mes forces avec trois autres illustres magiciens pour fonder le Circulum Magicae, dans le petit bourg de Mons Cornutus, afin d’y former les praticiens des arts occultes à l’abri des pouvoirs politiques et religieux de cette époque.

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